Le bâtiment / architecture & patrimoine :

14Le 7 février 1790, le conseil municipal apprend avec plaisir que le « département de la haute-Auvergne est divisé en quatre districts : Saint-Flour, Aurillac, Mauriac et Murat », et trouve un logement pour les administrateurs dans la maison actuellement au n° 33Ter rue Saint Michel.
En l’an VIII, les districts deviennent des sous-préfectures avec à leur tête un sous-préfet et les premiers des 62 sous-préfets successifs de Murat seront installés étroitement dans l’ancien couvent des Dominicaines, puis le 7 Août 1827 le Département achète l’ancien Hôtel particulier des Teilhard-Laterrisse avec le petit immeuble contigu et y ajoute une partie de l’ancienne Maison du Roy.

Pendant un siècle cette sous-préfecture, l’une des plus petites de France, sera l’objet de multiples projets de suppression qui, à chaque fois, font réagir vigoureusement le conseil municipal, comme par exemple la délibération du 11 janvier 1887 : « L’arrondissement de Murat est très étendu et très accidenté…sur bien des points les chemins sont établis à une altitude de douze à quinze cents mètres de sorte que, pendant la mauvaise saison, les communications y sont difficiles, souvent impossibles. Sa réunion à un autre arrondissement voisin augmenterait encore les difficultés au point de rendre nulles, pour la plupart des communes, les relations avec le représentant du Gouvernement et loin de profiter à la bonne et rapide expédition des affaires ne ferait au contraire que les retarder… ».

20Lorsque le décret du 10 septembre 1926, signé par Poincaré, supprime la Sous-préfecture, le conseil municipal réuni en séance extraordinaire le 16 septembre, renouvelle la protestation énergétique déjà faite en 1924. Le maire rappelle que, lors des élections législatives, tous les candidats avaient pris l’engagement de défendre les prérogatives de l’arrondissement de Murat ; il appartient donc aux élus de tenir leur promesse et de défendre nos intérêts.

Dans sa réunion du 4 avril 1927, la commission départementale élabore un texte qui sera approuvé par le Conseil Général dans sa séance du 24 Août 1927 : « la Conseil Général abandonne la possession et la jouissance à la ville de Murat des bâtiment de la Sous-préfecture et du mobilier inutilisé à la seule condition de les affecter à des œuvres d’utilité publique, touristiques, artistiques, charitables, d’éducation, d’instruction, d’hygiène sociale ou hospitalière, sportive, etc…

5Depuis le bâtiment a subi bien des vicissitudes avec mise à la disposition des réfugiés lors de la dernière guerre mondiale, location à des particuliers, casernement du Peloton Spécialisé de Gendarmerie de Montagne de fin 1971 à 1982. A cette date, le Conseil municipal demande l’entière propriété de l’ancienne Sous-préfecture pour y établir un musée d’objets d’art, et le 9 Juin 1982, « le Conseil Général décide de céder l’ancienne sous-préfecture de Murat à la commune pour le prix symbolique de un franc », proposition qui acceptée par le conseil municipal dans sa séance du 23 juillet 1982.

L’installation d’un musée d’objet d’art n’ayant pu se réaliser, la bâtiment abrite la Maison de la Faune mise en régie municipale en juillet 1988.

Naissance de la Maison de la Faune :

7En novembre 1986, la municipalité et l’office de tourisme décident la création d’un Maison de la Faune qui serait propriété de l’office de tourisme et sera installée dans l’ancienne Sous-préfecture aménagée par les services municipaux.

La Maison de la Faune ouvre ses portes au public le 15 juillet 1987 avec de nombreux oiseaux et mammifères appartenant à Léon Brunet de Saint-Saturnin, Saintangel de Riom-Es-Montagnes, André Malbec, Guy Martrou, etc., et d’une collection de coléoptères de France donnée par Marius Lherme et comprenant plus de 2 000 espèces différentes.

Le succès est immédiat avec 771 visiteurs dans le deuxième quinzaine de juillet et 3 069 en août.

Le vendredi 21 Août, M. Emmanuel Grèze, maire de Murat, préside le jumelage entre les deux musée d’Ydes et de Murat représentés par leur responsable Pierre Lachiver et Marius Lherme. Au début septembre, il a la joie de recevoir des mains de Pierre Lachiver près de 300 papillons de France.

21L’aménagement des étages de la Maison se poursuit et les collections s’enrichissent, tout particulièrement d’un couple de chevreuils acheté par l’Office de tourisme, d’une collection de fusils prêtée par Jean Salesse, d’un travail sur les migrations des oiseaux réalisé par les élèves de René Turon, de nombreux insectes provenant des messieurs Speijer, Lavagne de Perpignan, Remy de Correns en Provence, Vidal d’Aurillac, …

Au début de mai 1988, grâce aux relations d’André Malbec, l’office de tourisme se voit offrir la possibilité d’acquérir une collection exceptionnelle de près de 450 mammifères ou oiseaux naturalisés avec passion par Monsieur Jean-Baptiste Moignoux à Saint-Angel dans le Puy-de-Dôme. Mais les questions financières et la complexité des démarches à faire pour obtenir les autorisations officielles dépassent les possibilités de l’office de tourisme. La municipalité prend alors le relais. Le 26 mai 1988, le conseil municipal donne son accord pour l’acquisition de cette collection au prix de 300 000 F. Grâce au Parc des Volcans et à Monsieur Valéry Giscard d’Estaing, son président, la ville obtient l’autorisation d’acheter les espèces protégées, de les transporter, et de les exposer au public. Une régie municipale est créée au début juillet et toute la gestion appartient à la municipalité, en étroite collaboration avec l’office de tourisme.

P8our exposer et mettre en valeur cette exposition Moignoux, la municipalité a la chance de trouver un artiste exceptionnel en la personne de Monsieur Jacques Vedel de Villedieu, qui a l’aide de Monsieur Guy Senaud au Parc des Volcans et de Monsieur Alain Pouderoux, va réalisé au cours de plusieurs années des vitrines éblouissantes dédiées chacune à un milieu naturel, disposées sur 3 étages (1 048 779 F est le coût estimé des travaux d’aménagement lors du Conseil Municipal du 18 avril 1989).



carte postal
En même temps les collections entomologiques s’enrichissent :

  • Février 1989 : une convention entre les villes de Saint-Flour et Murat permet à cette dernière d’avoir en dépôt la collection de coléoptères comprenant 31 boîtes et réalisé vers 1900 par Monsieur Pierre Daude.
  • Mai 1989 : Monsieur Moignoux de Saint-Angel fait don d’une importante collection de papillons de Centre-Afrique.
  • Du 15 juin au 1er septembre 1989 : les salles du rez-de-chaussée abritente la collection de papillons exotiques dans 17 boites appartenants à Monsieur Jean-Claude Guérin d’Auriac l’Eglise.
  • Après plusieurs années de délicates négociations avec Monsieur le Maire d’Ydes puis Monsieur le Maire de Murat et Monsieur Pierre Lachiver, ce dernier consent à vendre sa collection d’insectes exotiques pour 130 000 F. (Avril 1994)
  • En mars 1996, Monsieur Jean-Louis Bessart de Sansac-de-marmiesse donne une exceptionnelle collection de près de 2 000 carabes provenant de toutes les montagnes d’Europe et renfermant des espèces rarissimes. Après une longue et minutieuse opération de sauvetage effectuée par Marius Lherme, elle attire les spécialistes du monde entier.
  • Avril 2001 : Monsieur René Parmentier de Montrouge et propriétaire d’une maison à Condat a offert une splendide collection de coléoptères de France rassemblés par son neveu Henri Aubier.
  • Pendant ce temps la Maison de la Faune avait vécu son inauguration officielle le 5 Août 1995 sous la présidence de Monsieur Valéry Giscard d’Estaing et était devenue une Maison du Parc des Volcans d’Auvergne.
plein la bobine
Atelier
Light painting

Mercredi 26 Avril
à 14h
au cinéma


Contacts et accès

Mairie de Murat
Place de l'Hôtel de Ville - 15300 MURAT

Tél.: 04.71.20.03.80
Fax: 04.71.20.20.63

   

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